La philosophie

Aujourd’hui, les vins du Château s’inscrivent dans une démarche qui pourrait sembler contradictoire: allier le respect des traditions et l’expérimentation continue. De plus, un inconvénient de taille vient s’ajouter à l’équation: Eddy ne dispose pas des moyens financiers nécessaires pour mettre en oeuvre certaines techniques utilisées par les grands Châteaux. Il s’acharne donc, années après années, à atteindre l’idée qu’il se fait de la perfection avec peu de moyens.

 

Pour ce faire, aucun relâchement n’est permis: les vignes sont soignées, les employés sont constamment entraînés aux techniques anciennes et nouvelles, et une hygiène irréprochable est respectée dans le chai.

La technique

Eddy aime pousser les macérations au maximum, afin de pousser très loin l’extraction d’arômes et de saveurs. Il faut laisser faire le vin, pas d’enzymes. Si possible n’utiliser que des levures natives. Le moins d’intervention possible.

Il se démène avec son vin, il se remet en question tous les ans. Il ne peut pas suivre un processus pré établi, des étapes bien précises comme dans une recette ou un procédé industriel. Chaque année vient avec son lot de nouveauté et de prise de risques. Mais aussi parfois de petits conflits avec les oenologues! Ceux-ci sont des allié inestimables dans la création de bons vins, mais ils ne peuvent malheureusement pas toujours suivre Eddy dans ses innovations. Comme pour le produit final, tout est question d’équilibre: tradition et innovation, savoir faire et prise de risque, tranquillité et sueurs froides! Tout cela afin de repousser les limites, sans jamais aller trop loin.

Le chai

Terrain d’expression du savoir faire des artisans du Château, le chai a évolué en même temps que le reste du domaine. Il a donc tout naturellement grandi au cours des deux dernières décennies. Aujourd’hui, il dispose de 6000 hL de capacités, afin de suivre au plus près la vinification et l’élevage des vins de chaque parcelles.

Le chai à barriques a lui aussi considérablement grandi, passant de 12 barriques en 1993 à 380 aujourd’hui. Elles sont toutes stockées à une température moyenne de 16 degrés, sur un sol en terre battue qui confère une saveur toute particulière aux vins ainsi vieillis.


L'équipe

Propriétaire exploitant

Eddy

Après mon mariage avec Karine, c’est Charlie qui s’est occupé de parfaire mon éducation vinicole. Tous les dimanches, il allait chercher des vieilles bouteilles à la cave. C’est là que j’ai commencé à comprendre comment les anciens faisaient le vin, et quels aspects des vins du Haut Médoc me plaisaient le plus.

Gestionnaire

Karine

Entretient à venir bientôt.

Ouvrière polyvalente

Hélène

Je travaille au Château depuis un an. Je fais un peu de tout: conduite de tracteur, de la mécanique et de la soudure, je donne un coup de main au chai. Ici, tu ne fais jamais la même chose, il n’y a pas de taches répétitives.

Je suis arrivée dans le Haut Médoc il y a quatre ans, et je commence à un peu connaître les vins de la région. Mais ce qui me plaît surtout ici au Château Ferre, c’est que j’ai l’occasion de me donner à fond. J’ai l’occasion de progresser et de me faire une place au Château.

Les innovations

Les vignes sont conduites en agriculture raisonnée. Les interventions se font à minima, et toujours de manière groupées, afin de limiter le nombre de passage du tracteur, et ainsi limiter les tassements du sol et l’émission de gaz à effet de serre. Et surtout, ne jamais traiter avant les vendanges. Même s’il y a un risque de botrytis, il ne faut pas retrouver de pesticides sur les raisins, sinon c’est la qualité future du vin qui en pâtit.